Frissonnez tout l’hiver avec ma sélection de romans glaçants !

Le froid s’installe…

Nous voilà blottis dans la chaleur de nos humbles demeures espérant, pour certains peut-être, que l’hiver passe rapidement, attendant, pour d’autres, que les sommets se parent de neige.

Pour beaucoup d’entre nous, les soirées se feront au coin du feu, un livre dans une main, une tasse de thé bien chaude dans l’autre (je préfère pour ma part un bon expresso), fin prêts à affronter l’hiver.

Mais voilà, quels seront les livres qui viendront nous tenir compagnie ?

J’opte pour ma part pour des livres glaçants, d’un froid polaire, ceux-là même qui vous donnent des frissons dans le dos et qui s’accordent parfaitement avec la rudesse de la saison.

Si vous aussi vous aimez avoir peur, je vous invite à arpenter avec moi, ce sentier terrifiant, angoissant… et terriblement frigorifiant !

C’est parti pour le grand frisson !

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Une bombe narrative à retardement !

Thèse sur un homicide, Diego Paszkowski, La Derniere Goutte (octobre 2013)

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Que dit l’éditeur ?

Un brillant étudiant français, Paul Besançon, est admis à suivre le prestigieux séminaire de droit pénal de la faculté de Buenos Aires, que dirige l’éminent professeur Roberto Bermúdez. Tandis qu’en France, la famille du jeune homme découvre qu’il a volontairement laissé d’étranges indices derrière lui, Roberto Bermúdez remarque bien vite que son étudiant méthodique et obsessionnel n’est pas qu’un bon élève. Paul Besançon emploie manifestement toute son intelligence à défier son professeur, jusqu’à élaborer une thèse singulière qu’il compte bien valider dans le sang.

Pourquoi je vous le recommande ?

Traduit de l’espagnol (Argentine) par Delphine Valentin, Thèse sur un homicide est un polar « psychologique », un duel entre deux hommes, une partie d’échecs macabre entre deux cerveaux.

La guerre des méninges est déclarée et avec elle ce sont les valeurs et les personnalités des deux protagonistes qui seront remis en cause.

L’intérêt n’est alors plus de se creuser la cervelle pour trouver le coupable, mais d’analyser l’esprit malade de cet étudiant border-line si habillement dépeint par Diego Paszkowski

L’ingéniosité de l’auteur est d’accorder un chapitre par personnage permettant une percée dans leur psyché respective et surtout d’entrevoir à quel moment l’angoisse et l’adrénaline changent de camp.

Le style d’écriture s’inverse donc, ce qui est étourdissant !

Sur fond de réflexion sur la justice et la vérité (peut-on tout faire en leur nom ?) Thèse sur un homicide est un thriller psychologique haletant ! Une véritable course contre la montre au suspense vertigineux.

Une bombe narrative à retardement !

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Nuit blanche en perspective !

Trois cercueils se refermeront, John Dickson Carr, Le Masque Poche (janvier 2015)

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Que dit l’éditeur ?

Un soir d’hiver, tandis que le professeur Charles Grimaud discute dans un pub avec des amis, un mystérieux inconnu les interrompt et affirme avoir vu des cadavres sortir de leurs tombes et traverser les murs. Quelques jours plus tard, alors qu’il est dans son bureau fermé de l’intérieur en compagnie d’un visiteur, Charles Grimaud se fait tirer dessus. Mais dans la pièce, plus de visiteur ni d’arme. Sur son lit de mort, il accuse son frère – or il en a deux ! – et prononce une phrase énigmatique. Hélas, il rend son dernier souffle avant de pouvoir en dire davantage au célèbre détective Gideon Fell, qui se retrouve avec un épais mystère à résoudre…

Pourquoi je vous le recommande ?

On l’avait remarqué avec La chambre ardente, John Dickson Carr est un expert du meurtre en chambre close et un spécialiste d’ailleurs du meurtre impossible.

Avec Trois cercueils se refermeront, il réitère et son savoir-faire est tout simplement bluffant ! Quelle ingéniosité !

Trois cercueils, trois crimes, trois cadavres et surtout trois histoires labyrinthiques dont seul J.D Carr a le secret.

Maître de l’insoluble, il fait preuve d’une imagination débordante dans ce roman et tient le lecteur en haleine jusqu’à la page finale.

Avec son style inimitable, le maître des illusions sur papier fait en plus un petit cadeau au lecteur français puisque son personnage Gideon Fell déclare : La solution la plus satisfaisante à ce type d’intrigue, et qui inclut un meurtrier, se trouve dans Le mystère de la Chambre Jaune, de Gaston Leroux, le meilleur roman policier jamais écrit. » 

Cocorico !

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Dans les affres de la folie !

Chambre 507, J.C. Hutchins, Super 8 Eds (août 2014)

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Que dit l’éditeur ?

Construit en 1875 à New York dans les profondeurs d’une ancienne mine de grès, l’hôpital Brinkvale renferme les criminels les plus extrêmes : trop dangereux pour l’asile, trop déséquilibrés pour la prison. C’est là que Zachary Talylor, thérapeute, doit analyser la personnalité de Martin Grace, afin de déterminer si celui-ci est suffisamment sain d’esprit pour répondre pénalement des crimes dont on l’accuse. Soupçonné de douze homicides, Grace a annoncé à chaque fois aux victimes leur mort imminente. Et les meurtres ont cessé deux ans plus tôt, lorsqu’il est devenu aveugle. Mais l’affaire est délicate, Grace disposant d’un alibi solide pour chacun des meurtres.
Dans la chambre 507 de l’hôpital Brinkvale, l’interrogatoire prend peu à peu l’allure d’un jeu aussi dangereux que passionnant ou un esprit hanté, en proie à des visions prémonitoires, comme il veut le faire croire ? Et surtout, pourquoi sait-il tant de choses sur la vie privée de Zachary ? Est-il vraiment là par hasard ?
Lorsqu’après de multiples coups de théâtre la vérité éclatera enfin, elle sera bien plus surprenante que tout ce que le lecteur a pu imaginer.

Pourquoi je vous le recommande ?

Si vous n’avez pas peur du noir c’est que vous n’avez pas encore lu ce livre.

Dans la lignée du Silence des agneaux, Chambre 507 est une plongée glaçante dans les affres de la folie, un voyage terrifiant au bout de vos phobies.

Les cas présentés dans ce roman sont pétrifiants de vraisemblance… la folie est partout, elle traverse les cellules, arpente les couloirs et gagne le personnel soignant.

Impossible d’échapper à cette atmosphère suffocante tant le lecteur est ballotté entre cauchemar et réalité. Le doute s’installe alors au fur et à mesure que la pression grimpe.

Chambre 507 est un récit frénétique et chronométré au millième de seconde près.

L’ambiance n’est que noirceur, noirceur de ce huis clos oppressant, noirceur des protagonistes, de leur passé et de leurs peurs les plus anciennes.

La quatrième de couverture qui proclame « Entrez dans le cauchemar » est loin d’être usurpée : nous y plongeons corps et âmes !

Ce livre se place indéniablement dans la lignée des oeuvres de Clive Barker : des romans qui marquent et qui vous glacent le sang même après la lecture.

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Sueurs froides garanties !

À mains nues, Paola Barbato, Denoël (octobre 2014)

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Que dit l’éditeur ?

Il a seize ans, une gueule d’ange, un avenir tout tracé. Un jour, il se rend compte qu’il peut tuer sans le moindre scrupule. Un monde nouveau s’offre à lui…
Davide a eu une enfance choyée et sans histoires. Un soir, lors d’une fête, il est kidnappé et enfermé à l’arrière d’un camion. Tapi dans le noir, un inconnu lui saute dessus et tente de le massacrer. Terrorisé, Davide agit par réflexe et tue son adversaire. Il est alors conduit dans une cave, où il rejoint d’autres prisonniers. Comme lui, ils sont là pour s’entraîner à combattre et intégrer un jour l’élite des tueurs. Abasourdi, Davide comprend que son seul moyen de survie est de tuer. Il remporte chacun de ses combats. Un jour il décide de s’enfuir, mais l’organisation ne l’entend pas de cette oreille…

Pourquoi je vous le recommande ?

Un livre coup de poing, dans tous les sens du terme.

Violent, il n’est pas à mettre entre toutes les mains, mais il explore habilement les codes du fameux syndrome de Stockholm et les limites de l’humanité.

Ce premier roman est une réussite dans sa propension à dépeindre cet animal qui se cache en chaque être humain. Peut-on transformer un docile agneau en bête féroce ? La réponse est oui et la démonstration est glaciale !

Cruel, barbare, cinglant, noir, inhumain… tous ces adjectifs expliquent parfaitement l’univers dans lequel nous plonge Paolo Barbato.

Nous n’en ressortons pas indemne ; ce polar sombre chamboule, perturbe.

Il a véritablement sa place dans la collection Sueurs Froides des éditions Denoël !

La fin du roman est quant à elle une apothéose : elle nous assomme et finit de nous achever.

Un livre coup de poing destiné à des lecteurs avertis aimant qu’on joue avec leurs nerfs… et leur conscience !

Choquant mais terriblement efficace ! David Fincher en ferait un excellent scénario de film !

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Un suspense à couper le souffle !

Personne n’en saura rien, Sylvie Granotier, Albin Michel (octobre 2014)

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Que dit l’éditeur

Mélusine, Jeanne, Irène… Aucune n’est ressortie vivante de l’arrière de cette camionnette qui sillonnait les côtes françaises. Pourtant, l’assassin n’a jamais été inquiété. Jusqu’à ce que sa route croise celle d’Isabelle, seize ans et un sang-froid à déstabiliser le pire des monstres. Elle seule sait ce qui se dissimule derrière ce gros type solitaire, jugé aujourd’hui pour attouchement sur mineure. Lui ne comprend pas pourquoi elle tait la vérité. La victime est-elle bien celle que l’on croit ? On retrouve dans ce suspense sombre et inquiétant la virtuosité de l’auteur du Passé n’oublie jamais. Histoire d’une vengeance et d’une manipulation, Personne n’en saura rien explore avec une subtilité troublante les rapports de domination et de soumission.

Pourquoi je vous le recommande

Un incroyable suspense, une tension psychologique à couper au couteau.

Manipulation, soumission, domination… l’auteur invite à la réflexion sur les relations bourreau/victime mais plus encore sur la nature humaine elle-même.

Chaque chapitre dispose de sa propre temporalité, faisant ainsi naviguer le lecteur entre le passé, les crimes, les horreurs commises et le présent du procès.

Les protagonistes ainsi que les faits sont analysés avec une extrême précision permettant de mettre à jour les mécanismes et engrenages des pensées les plus obscures.

La plume est riche, concise et s’adapte avec justesse aux personnages principaux.

Personne n’en saura rien est un concentré de suspense parfaitement orchestré. Les pages défilent sans que l’on s’en rende compte… ce qui est toujours de très bon augure.

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Ces romans à faire froid dans le dos, pourraient vous tenir compagnie pendant ces longues soirées d’hiver. Ils ne vous apporteront aucune chaleur, mais ils délecteront les lecteurs avides de suspense, d’obscurité et de frisson !

J’ai une petite préférence pour les huis clos et pour tout ce qui a trait à la psychiatrie alors je vous conseille prioritairement Chambre 507 de J.C. Hutchins (Super 8 Eds).

Je vous donne rendez-vous prochainement pour une autre sélection de lecture… C’est promis, elle sera « dégelante » !

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